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>>29 mars 2013 - Senouvo Agbota Zinsou, son oeuvre

26 mars 2013

Les départements de lettres modernes et d’Allemand de la Faculté des lettres et sciences humaines (FLESH) de l’Université de Lomé, en partenariat avec l’association "Filbleues", organisent le 29 mars 2013 au grand amphithéâtre de la DIFOP, des journées d’études sur :

"L’œuvre du dramaturge togolais Sénouvo Agbota Zinsou".

Le but de cette réflexion sur l’œuvre du dramaturge togolais Sénouvo Agbota Zinsou est de montrer que "l’écriture", c’est essentiellement la « morale de la forme », et que lorsque l’écriture devient une véritable « Forme », elle ne peut être autre chose qu’une « Valeur ». Aussi, une des manières de réhabiliter les écrivains « oubliés » ou « mal connus », est de réévaluer leurs œuvres en étudiant l’identité discursive et le positionnement de leur écriture.

Programme

- 8h00-8h30 : Mise en place des invités

- 8h30 : Mot de bienvenue du Chef de Département de Lettres Modernes, Litinmé Koffi Molley.

- 8h40 : Mot du Président de l’Association Filbleues, Directeur du Festival « Plumes francophones »

- 8h50 : Intermède

- 9h00 : Ouverture de la journée par le Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Prof. Komla Messan Nubukpo.

- 9h10 : Intermède

- 9h20-9h35 : Première communication ; « Zinsou et l’évolution du théâtre togolais », par Togoata Apédo-Amah (Dépt de Lettres Modernes)

- 9h40-9h55 : 2ème communication ; « Visages et symbolique de la folie dans La tortue qui chante de Sénouvo Agbota Zinsou », par Prosper Comlan Deh (Dépt de Lettres Modernes)

- 10h00 : Intermède

- 10h10-10h25 : 3ème communication : « Adaptation théâtrale de Le Médicament de S.A. Zinsou », Koku G. Nonoa (Dépt d’Allemand)

- 10h25-10h40 : 4ème communication : « La littérature togolaise : une littérature souvent décalée », Claude Assiobo Tis (écrivain togolais)

- 10h45-11h15 : Discussions Modérateur : Kangni Alemdjrodo, (Dépt de Lettres Modernes)

- 11h20-11h10 : Mot de la fin et recommandations, par Mme Obi Assemboni, représentante du chef de Département d’Allemand

- 11h15-11h45 : Rafraîchissement

Comité d’organisation

Coordinateur : Dr. Litinmé Koffi Molley, koffi.molley @ gmail.com

Coordinateur-Adjoint : Dr. Xolali Moumouni-Agboké, robertagboke @ yahoo.fr

Secrétariat : M. Essotorom Tchao, Doctorant, tchao_raoul @ yahoo.fr

Chargé à l’organisation : Dr. Kodjo Dométo Alodji, alodjü4 @ yahoo.fr

Chargé de la Communication : Dr. Souley Kossi Gbéto, gbetok @ yahoo.fr

Principaux intervenants

Prosper Comlan Deh, (Dépt de Lettres Modernes), cpdeh @ yahoo.fr

Ayayi Togoata Apédo-Amah, (Dépt de Lettres Modernes), togoata @ yahoo.fr

Claude Assiobo Tis, (écrivain togolais), aettogn @ yahoo.fr

Koku G. Nonoa, (Dépt d’Allemand), nonoato @ yahoo.fr

Résumés des communications

« Zinsou et l’évolution du théâtre togolais »

L’évolution du théâtre togolais s’identifie en partie à l’évolution de la dramaturgie de Zinsou. L’exposé va le démontrer à travers le recours à une esthétique qui a beaucoup emprunté à la culture populaire. (Ayayi Togoata Apédo-Amah)

« Visages et symbolique de la folie dans La tortue qui chante de Sénouvo Agbota Zinsou »

La tortue qui chante occupe une place particulière dans l’œuvre du dramaturge togolais Senouvo Agbota Zinsou dans la mesure où elle est le seul de ses textes qui recourt au motif de la folie. A l’instar d’autres écrivains africains des années 80 et 90, Zinsou a choisi de mettre la folie en scène pour montrer les travers de la société. Même s’il n’y a qu’un seul personnage fou dans La tortue qui chante, il y a plusieurs visages qui sont l’incarnation de multiples fonctions. (Prosper Comlan Deh)

« Adaptation théâtrale de Le Médicament de Sénouvo Agbota Zinsou »

Tout comme beaucoup de romans, Le Médicament de Senouvo Agbota Zinsou nous fait redécouvrir la situation difficile des réfugiés et des demandeurs d’asile à l’étranger. Senouvo Agbota Zinsou expose, sans détour dans son roman, l’expérience du déracinement, de l’isolement linguistique et social, l’expérience du refus par l’environnement allemand, de la discrimination politique et sociale. L’adaptation théâtrale de Le Médicament se concrétise dans un contexte « post-dramatique » et un contexte dit de la « performance ». Elle met l’accent sur les formes d’expression et de communication non-verbales. (Koku G. Nonoa)

« La littérature togolaise : une littérature souvent décalée »

Au départ, la littérature africaine était surtout une question d’éthique. Une œuvre était jugée littérairement efficace lorsqu’elle se faisait iconoclaste. Il fallait déraciner le faux dieu (le colon) et le faux messie (le dictateur). Par rapport à cette tradition de démystification bien établie depuis l’événement de Batouala provoqué en 1921 par René Maran, les pionnés de la littérature togolaise, Félix Couchoro, David Ananou, Victor Aladji, Akakpo Typamm se sont révélés de véritables marginaux. Appartenant à la seconde génération, Yves –Emmanuel Dogbé aurait pu apporter plus de crédit à la littérature nationale s’il avait inauguré une nouvelle écriture, une voix féconde explorée avec succès par ses congénères depuis la référence des Soleils des indépendances. L’homme qui, à cette époque a réussi à relever le défi à la fois sur le plan de l’éthique et de l’esthétique était Sénouvo Agbota Zinsou. Mais c’est à partir des années 90 que la littérature togolaise a reçu sa consécration internationale grâce aux écrivains plus jeunes comme Kossi Efoui, Kangni Alem, … qui montreront que la littérature, c’est avant tout une affaire de poésie. (Claude Assiobo Tis)

Rapporteurs généraux 

Martin Gangue (Dépt des sciences du langage), martin_sibiti @ yahoo.fr

Raoul E. Tchao, (Dépt de Lettres Modernes), tchao_raoul @ yahoo.fr

Gbandé Daré, (Dépt d’Allemand), gbandi88 @ yahoo.fr