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>>Colloque international : "Société, littérature et bonne gouvernance", 23 - 27 février 2009

24 juin 2008

La faculté des lettres et sciences humaines (FLESH) de l’Université de Lomé à travers le laboratoire de recherche en germanistique et développement, lance un appel à communications pour un colloque international qu’elle organise du 23 au 27 février 2009 sur le thème : "Société, littérature et bonne gouvernance".

DATE LIMITE : 31 juillet 2008. Indiquer le thème ou le titre de sa communication et donner un résumé de 10 à 15 lignes en police "Times New Roman" de taille 12.

CONTACTS : Professeurs Serge GLITHO (sglitho @ tg.refer.org) et John AGLO (jaglo @ tg.refer.org).

PARTENAIRES : le laboratoire d’Anthropologie et d’études africaines, le laboratoire d’éthique et de philosophie, le laboratoire de littérature anglophone, les départements de philosophie, d’histoire et d’archéologie et de lettres modernes.

OBJECTIFS : Saisir dans un même regard et élan les différents aspects qui viennent d’être indiqués et de faire face en même temps aux multiples questions qu’ils suscitent qui justifie le choix du thème de Société, littérature et bonne gouvernance. Ce thème permet de rendre compte de la bonne gouvernance, de sa dimension conceptuelle, des articulations qu’elle impose, des expériences et du vécu qu’elle détermine, cristallise ou suscite, des problèmes qu’elle pose ou qu’elle aide à résoudre et de son rôle, sa place et ses relations par rapport à la littérature et aux communautés sociales ou aux sociétés. Le but de ce colloque est donc de mettre en place un double regard croisé sur le thème de Société, littérature et bonne gouvernance. Il s’agit de faire croiser les regards au moyen de la pluridisciplinarité, en faisant participer des spécialistes de plusieurs domaines scientifiques tels que la philosophie, l’anthropologie, la sociologie, les sciences de l’éducation, les études anglicistes, germanistiques, les études de lettres, etc. Il s’agit aussi de faire croiser sur le thème du colloque des regards d’horizons géographiques divers, en faisant participer les universitaires et les chercheurs du Bénin (Université d’Abomey-Calavie), du Togo (Université de Lomé, Université de Kara), d’Allemagne (Université de Goerlitz-Zittau et Université de Hanovre), etc.

CADRE : Le thème de la bonne gouvernance est devenu depuis la chute du mur de Berlin ou plutôt la fin du régime communiste soviétique, et surtout pour les pays francophones d’Afrique depuis la Conférence de la Boole de 1990, un critère d’appréciation et d’action dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale. Toutefois, son interprétation, sa mise en application, son effectivité et même sa pertinence souffrent parfois ou très souvent de malentendus, de contradictions, d’incohérences, et même de frustrations. Cette situation peut être mise en évidence à partir de l’opinion des populations des pays cibles aussi bien qu’à partir des interventions plus formelles de leurs dirigeants et décideurs. Bien que bénéficiant d’un usage fréquent dans les milieux de la communication journalistique et de la diplomatie, l’expression de bonne gouvernance ne semble pas jouir, au point de vue intellectuel et scientifique, d’une conceptualisation rigoureuse, au point de vue du grand public d’une compréhension claire et au point de vue général d’un contenu précis pouvant servir de support à une action définie.

Cette situation appelle à être corrigée. Car, elle est à la fois le témoignage et la conséquence du fait que malgré son usage courant, l’expression de bonne gouvernance ne bénéficie pas toujours de l’appui d’un médium technique solide pouvant servir de support à la substance conceptuelle et à sa stabilité, à l’implication et à la projection des vécus et des intentions des communautés ou sociétés ainsi que de leurs membres : gens ordinaires, acteurs sociaux, dirigeants ou décideurs de l’action sociale ou politique. Or, c’est une des missions de la littérature de constituer un tel support. Elle est une espèce de dépôts pour les différentes composantes de la société, leur permettant d’exprimer leur implication, de faire leur projection, et d’apporter leur contribution à l’élaboration du sens ou à son peaufinage aux contacts des méandres de l’histoire, à son évaluation en attirant l’attention sur les enjeux, les écarts entre les rhétoriques du discours, les intentions véritables et actions politiques, et même sur les différentes articulations ou adaptations face à l’histoire et aux situations réelles, des contenus sémantiques ou conceptuelles.